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La congruence et l’incongruence en PNL

Dernière mise à jour : 30 mai 2023



La congruence est une des thématiques importantes lorsque l’on fait de l’accompagnement.


Elle sera utile lors de vos coachings ou thérapies pour détecter les congruences et les incongruences. Il s’agit là des fondamentaux en PNL.


Cette technique fonctionne très bien dès lors que vous rentrez en lien avec une personne. Elle peut être utilisée dans les métiers du management, de la vente ou de la formation.


On va parler de congruence lorsque différents niveaux de messages sont alignés entre eux.

Il existe plusieurs types de messages :

  • Les messages verbaux : ce sont les mots que l’on utilise.

  • Le non-verbal : il s’agit de la posture du corps, le gestuel.

  • Le paraverbal : c’est le ton de la voix ainsi que le volume employé.

Les messages non verbaux et paraverbaux sont deux types de messages plus rationnels.

Dans la communication, généralement, ce qui sera considéré comme valide, c'est le fait de discuter, de communiquer avec une personne.


Peu importe ce qu'elle nous dit, ce que l'on retient dans la communication c'est essentiellement son non-verbal et son paraverbal.



Thérapie et coaching de vie


Qu’est-ce que la congruence ?


La congruence, correspond à l’alignement entre les différents types de niveaux de messages non-verbaux et paraverbaux Autrement dit, c’est le fait d’être en accord entre ce que je dis et la manière dont je le dis.


Par exemple, quand je vous dis « Aujourd’hui, je suis motivé pour faire cet article de blog », je dois joindre le geste à la parole avec une posture du corps qui va, qui vient. Le ton enjoué de ma voix va également vous indiquer ma motivation.


Il s’agit là de la congruence !


À la différence, si en disant la même phrase, je croise les bras, je mets mon corps en retrait avec un ossement de sourcils et un soupir, vous noterez une différence entre mes mots, mon non-verbal et mon paraverbal.



Que retient-on dans la communication ?

Ce que l’on va retenir au niveau du relationnel, ce sera le non-verbal et le paraverbal.



Qu’est-ce qu’un bon communicant ?


Un bon communicant, c’est quelqu’un qui est congruent. Il saura faire passer le message, en employant le verbal, le non-verbal et le paraverbal.


L’emploi des mots a son importance.


Par exemple, les mots comme : « Je vais essayer » ne sont pas congruents.

Si un employé dit : « D'accord, je vais essayer de mettre en place le feedback que vous m'avez donné », ses mots ne sont pas congruents.


Lorsqu’une personne a faim, elle dit « Je vais manger ». Elle ne dit pas « Je vais essayer d'aller manger ».


Ou encore, la personne est fatiguée qui a besoin d'aller se coucher déclarera « Je vais dormir », elle ne dira pas « Je vais essayer de dormir », cela marquerait une incertitude.


Prenons le cas d’une invitation à une soirée. Si la personne répond « Je vais essayer de venir », la plupart du temps, on se rendra compte qu’elle ne viendra pas.



Des incongruences détectées dans le langage.


« je vais essayer », « par contre », « oui, mais », sont des messages verbaux, mais également des messages incongruents. Il est important de savoir les identifier.


La congruence est très importante dans la communication, surtout lorsque le coach ou thérapeute accompagnera une personne.


Il faut savoir faire la différence entre la congruence et l’incongruence.


Si je n’y prête pas attention au moment de la communication, je me baserai uniquement sur le contenu, sur les mots et je risque de passer à côté de quelque chose de très important.


En PNL, John Grinder et Richard Bandler ont complètement modélisé les travaux de Gregory Bateson, qui a été l'un des premiers à parler de technique.


Gregory Bateson parlait de deux types de messages :

  • Substantiels (les mots).

  • Relationnels (la posture du corps).

Prenons pour exemple, un homme qui parle de la relation qu’il a avec sa femme à son coach ou son thérapeute.


La question du coach ou de thérapeute sera la suivante :

« Quels sont les sentiments que vous éprouvez envers votre femme ? »


L’homme répondra ceci :

« Mais je fais ce que je peux pour l'aider parce que je l'aime ma femme. Je l’aime, je veux l’aider » avec une position de recul, la main droite ouverte, l’index pointé, la voix dure et sèche.


Son message est incongruent, car ses mots et sa posture corporelle ne sont pas alignés.



Que va-t-on différencier entre la théorie de Gregory Bateson, celle de John Grinder et de Richard Bandler ?


Gregory Bateson opposait le message verbal et non-verbal, c'était assez binaire.


Alors que, John Grinder et Richard Bandler, ne vont pas spécialement les opposer.


Ils relèveront les différents niveaux d'incongruence sans les opposer les uns les autres, pour chercher à comprendre ces différentes séquences, et ainsi analyser ce que cela veut dire.


Si l’on regarde la scène précédente d’un peu plus haut selon la technique de Gregory Bateson :

  1. Le message substantiel dont parle Gregory Bateson, on a le client qui va dire : « Je l'aime ma femme, je veux l'aider ».

  2. Le message relationnel, en tenant compte de la théorie de Gregory Bateson, on regarde la posture du client dans sa globalité.

Je questionne l'une des incongruences au détriment des autres, dans cette version un petit peu binaire, je vais passer à côté d'informations et de choses qui sont importantes. Il s’agit du premier piège qui m’oblige à orienter le questionnement au lieu de considérer l'ensemble de ce qui se passe dans la personne.


En comparaison, selon les outils de thérapie que présentent John Grinder et Richard Bandler, nous noterions que :

  • la main ouverte a une signification ;

  • le doigt pointé en a une autre,

  • le ton et le mouvement du corps seront également pris en compte.


L’autre piège demeure dans l’interprétation. Je pourrais me dire qu’au vu de la position de son corps, il a peur de quelque chose qui se passe dans sa relation, alors que le doigt pointé reflète son envie d’imposer son autorité sur sa femme.


En PNL, on appelle cela, des équivalences.



Qu’est-ce que des équivalences en PNL ?


On identifie quelque chose que nous avons nous-même, notre propre modèle du monde, nos propres interprétations, puis on le transpose sur ce que l’on voit.


C’est alors que nos propres interprétations sont tronquées par rapport à ce que l’on voit.

Il s’agit là d’équivalence, c’est le danger en PNL, il ne faut pas s’identifier à la situation.

La congruence fait partie de ces autres erreurs.


Dans le cas où le coach ou le thérapeute ne prête pas attention aux propos de son client, il se synchronisera inconsciemment à lui.


Il emploiera le même ton, la même gestuelle, le même comportement et tout ça de manière inconsciente.


C’est pour cela qu’il faut être vigilant lors d’un accompagnement et bien faire les différences.



Quelle est la bonne attitude à avoir ?


Le bon accompagnant sera attentif à ces trois pièges :

  • Le premier sera de choisir une incongruence plutôt qu'une autre.

  • Le deuxième piège sera d'interpréter l’incongruence.

  • Le troisième piège est de devenir soi-même incongruent.

Il va falloir relever auprès de son client les incongruences afin de pouvoir les verbaliser.


Culturellement, il est considéré comme étant impoli de confronter la personne à ce qu'elle fait au niveau corporel. Cependant, dans le cadre d’accompagnements, c’est intéressant de le faire. Afin d’éviter que le client ne se vexe, il est important que le coach ou le thérapeute instaure une bonne relation avec son client.


Il y a trois étapes à respecter :

  1. Savoir relever soi-même les incongruences.

  2. Pouvoir les confronter, c'est-à-dire pouvoir permettre à son client d'en prendre conscience.

  3. Harmoniser cinq incongruences et être respectueux dans ce qu'on appelle son « écologie interne ».

Autrement dit, travailler sur les différentes incongruences, les harmoniser entre elles afin que le client puisse vraiment trouver une réponse, que ça lui soit utile et qu’il s’en serve de ressource dans sa vie.



Qu’est-ce que ça donne ?


  • Faire remarquer à son client sa façon de parler, le ton employé, la position de son corps, les gestes employés.

  • Lui demander ce qu’il a pensé au moment où il parlait pour exposer les faits et qu’est-ce qui se passait en lui.

Le client réfléchira, il répondra qu’au moment de parler, il pensait à des choses négatives, ce qui était traduit par son comportement et ses mots.


Le client aura fait une réflexion sur lui, c’est alors que vous en tant que coach ou thérapeute, vous obtiendrez des informations intéressantes pour continuer le travail d’accompagnement.

Vous permettez à votre client de prendre conscience de ce qu’il s’est passé pour lui à un niveau inconscient, et comment cela se manifeste à différents niveaux.


Finalement, les théories de John Grinder et Richard Bandler ainsi que celle de Gregory Bateson sont assez complémentaires.


Ce que j'apprécie beaucoup dans la PNL, c'est qu’on ne cherche pas à mettre les choses en opposition.


La PNL cherche à prendre les choses dans leur ensemble sans les mettre forcément dans une approche dualiste.


Pour conclure


Le thérapeute ainsi que le coach questionneront la personne afin de ne pas chercher à mettre des équivalences de leur propre expérience.


Je dirais que dans notre développement personnel, dès lors que l'on fait un métier d'accompagnement, on aura tendance à chercher dans notre développement personnel.


En tant que coach PNL, il est essentiel de se sentir congruent. Plus on travaille notre congruence et plus on apportera une bonne résonance à notre client. On aura plus de facilité à l'accompagner afin qu’il devienne lui-même congruent.


Un bon travail de coaching, un bon travail de thérapie, c'est de pouvoir accompagner des personnes dans l’incongruence.


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