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A quoi sert le développement personnel ?

Dernière mise à jour : 31 mai 2023


Bien souvent, on entend les personnes s’appliquer à faire une distinction entre le développement personnel dans le cadre de la vie privée et le développement professionnel. On peut avoir le sentiment qu’il n’est pas nécessaire de travailler sur soi-même, de travailler sa posture et son alignement, pour se développer professionnellement. Beaucoup considèrent avoir deux vies, une dimension privée et une dimension professionnelle, bien que cette notion soit réellement présente, le développement personnel vient toucher les deux simultanément étant donné qu’il n’y a qu’une seule et même personne qui se déplace d’une dimension à l’autre.



Développement personnel

Les techniques de développement personnel permettent d’améliorer sa communication indépendamment du cadre, qu’il appartienne à la sphère privée ou professionnelle.


Il y a une différence entre entreprendre un travail de développement personnel et entreprendre une thérapie ou une psychothérapie. Pour Brigitte Kramer, le développement personnel c’est apprendre à se connaître, c’est comprendre les mécanismes conscients et inconscients et avoir la possibilité de changer ce qui ne nous plait pas chez nous.


C’est pouvoir être de plus en plus en accord avec la personne qu’on rêve d’être, qu’on a envie d’être. Il y a toujours des aspects de nous qu’on aime plus ou moins, mais qui ne relèvent pas de la thérapie et c’est là que le développement personnel est bénéfique. Il permet de mieux se connaître et se comprendre et d’avoir des modes de réaction plus conformes à ce que je voudrais ressentir, dire et communiquer. Je suis mon premier outil de communication et de relation avec mes enfants, mon entourage, mes clients et le développement personnel permet d’améliorer cet outil.


Une fois que mon travail de développement personnel me permet de me connaître, pour mon meilleur et pour mon pire, que je vais mettre en place les changements qui correspondent à la meilleure version de moi-même, je vais également accéder à des outils pour mieux comprendre les autres et pouvoir accepter les modèles du monde comme on dit en PNL. Le développement personnel nous aide à communiquer avec des personnes qui n’ont pas les mêmes croyances que nous, les mêmes opinions, en acceptant les autres comme ils sont comme nous voulons que les autres nous acceptent.



Aime ton prochain comme toi-même !


Pacte mains amitié

Pour aimer son prochain comme soi-même, il faut avoir la capacité de s’aimer soi-même.

Est-ce qu’on s’aime vraiment soi-même ? N’avons-nous pas entendu des messages comme « Toi, tu t’aimes bien ! », « Tu es content de toi ! » ; « Tu t’apprécies ! » qui font que se donner de la valeur, reconnaître ses qualités et s’auto-congratuler peut-être perçu comme de l’arrogance ou de la suffisance?


Aimer son prochain comme soi-même commence inévitablement par s’aimer soi-même pour son meilleur et pour son pire. Cela signifie, réussir à ne pas minimiser son meilleur sans pour autant occulter son pire en se disant « Je suis comme ça et je ne peux pas faire autrement. ».


La plus grande expérience qu’à fait Brigitte Kramer c’est d’apprendre à s’aimer soi-même. Ce fût un long chemin pour réussir à se dire « Je m’aime au-delà de mes comportements qui sont quelques fois pas OK, au-delà de mes paroles qui sont quelques fois pas OK mais je suis quand même une bonne personne, intrinsèquement. Et du coup d’appendre à m’aimer sans faire de l’inflation de mon égo, qui est toujours un risque, on est d’accord avec ça, mais de m’aimer moi-même vraiment authentiquement ça a été un sacré chemin. Mais maintenant je m’apprécie, je m’aime moi-même. […] Ça a été le résultat de mon développement personnel. »


Il est important de ne pas s’identifier à son pire, il faut savoir faire la différence entre qui nous sommes en tant que personne, avec cet amour inconditionnel, et nos comportements, nos stratégies, nos émotions. Nos comportements, nos stratégies et nos émotions ne sont pas forcément qui nous sommes mais c’est ce qu’on a mis en place pour satisfaire des besoins, des intentions. Et on peut ne pas aimer nos attitudes, nos comportements, nos réactions mais il est important de faire la distinction entre je n’aime pas mes stratégies et je ne m’aime pas.



Pourquoi est-il difficile de s’aimer soi-même ?


Parents avec enfant

Le parent est le modèle d’amour et de sécurité, car l’enfant ne peut pas se nourrir seul, se couvrir…L’enfant a donc besoin pour survivre de se dire que ses parents l’aiment. Dans le processus éducatif, lorsqu’on ne correspond pas à la vision du parent, à ce que le parent attend de nous, on risque la punition et on peut croire que si on ne correspond pas à l’image que le parent souhaite on ne sera pas aimé. C’est à ce moment là que le désamour de soi débute et que l’on commence à s’auto-punir. On pourra se dire, par exemple : « Je ne suis pas aimable parce que je ne suis pas une bonne personne ». Alors on fait tout pour plaire, on peut en arriver, comme l’explique Jordi Turc, à avoir la sensation de jouer une pièce de théâtre, de jouer un personnage pour pouvoir être aimé et se retrouver constamment en quête d’amour et de reconnaissance.


C’est justement le fait de ne pas s’aimer soi-même qui déclenche ce processus. On n’a pas d’amour propre, alors nous sommes comme des mendiants qui allons chercher l’amour de l’autre. L’amour est un besoin physiologique, quand on n’en a pas pour soi-même on va le chercher à l’extérieur parce qu’on n’en à pas à l’intérieur. Le fait de ne pas s’aimer est un puit sans fond, cela amène la personne à courir après l’amour externe, de ses proches, des autres, courir après la reconnaissance et finalement il n’y a jamais une satisfaction tant que la personne n’apprendra pas à s’aimer elle-même.


Ce qui rend ce cheminement difficile, c’est qu’on peut avoir l’impression que si on fait ce travail, si on se révèle à soi-même, on va devenir une tout autre personne. Les personnes ont souvent peur de se découvrir elles-mêmes, de voir le fruit de leur développement personnel, de voir ce qu’elles vont découvrir comme si elles allaient rencontrer quelqu’un de mauvais. Il y a parfois aussi, la peur d’avoir envie de gros changements dans sa vie après un travail de développement personnel, comme par exemple, le besoin de changer de profession ou l’envie de se séparer de son conjoint. La peur de déconstruire tout ce qu’on a bâti pendant des années parce qu’on se rend compte que nos besoins ne sont pas satisfaits, parce que notre vie n’est pas en adéquation avec nos valeurs.



Mais alors, y-a-t-il plus de divorces après un travail de développement personnel ?


Environ 40% des couples divorcent en France indépendamment d’un travail de développement personnel ou pas. A la question «Est-ce qu’il y a beaucoup de couples qui divorcent après avoir fait un parcours de PNL ? », Brigitte Kramer nous rassure en répondant « Non! On n’a jamais fait de statistiques précises mais dans l’observation que j’ai des stagiaires, ça fait 28 ans que j’enseigne, oui, il y a des gens qui vont s’apercevoir que la compagne de vie ou le compagnon de vie n’est pas la personne qu’ils auraient choisi. […] Il y a très peu de personnes qui vont se séparer, « à cause » pour les uns, « grâce » pour les autres, du développement personnel; »


Le développement personnel, au contraire, va permettre au couple d’avoir des outils afin de mieux communiquer avec son conjoint, il y a plus de bienveillance avec un renforcement du couple plus important que le risque de séparation.



Le parcours de Jordi Turc


A la question de Brigitte Kramer « Qu’est-ce que ça t’a apporté à toi de faire ce travail (de développement personnel) ? »


Jordi Turc répond qu’il a appris à faire la paix avec lui même, à s’accepter puis à s’aimer. Au niveau de la PNL, dans l’enseignement de Brigitte Kramer qu’est la modélisation, il dit que ça lui a permis de retrouver une juste place dans sa responsabilité sans prendre toute la responsabilité de ce qui n’allait pas dans ses relations. Cela lui a donné beaucoup de paix intérieure et lui a permis de se réconcilier avec lui même.


Avant de faire ce travail de développement personnel, Jordi Turc avait une grande capacité à prendre du feed-back avec beaucoup d’humilité et à se remettre en question. Dans ce trop d’humilité et de remise en question, il décrit des situations dans lesquelles des personnes lui disaient que sa façon d’agir n’était pas OK, et cela l’obligeait à se remettre en permanence en question. Il considérait alors qu’il était en faute et que cela relevait de sa responsabilité. Avec le développement personnel, il avait musclé le fait de devoir prendre ses responsabilités et dans certaines situations, grâce à la modélisation, il s’est rendu compte qu’il les prenaient trop.


C’est la modélisation qui lui a permis de prendre conscience de ses points forts et de ses risques, et de faire la part des choses dans ses remises en question. Il apprend à différencier les comportements qui ne sont vraiment pas Ok et ceux qui font partie du schéma de l’autre et de leur projection sur lui. Il sait désormais prendre les feed-back, mais pas personnellement. Il sait reconnaitre ce qui fait partie de son schéma et de celui de l’autre et sait retrouver une juste place dans sa responsabilité.

Tout cela lui a donné une grande paix intérieure, ça lui a permis de se réconcilier avec lui même, d’arrêter de se flageller en permanence.



Savoir sortir du jugement


Un des grands fléaux des relations est le jugement, le jugement que l’on porte envers soi-même et celui que l’on va porter sur les autres. Selon Brigitte Kramer « Dans le travail de la PNL, on rentre peu à peu dans un système de non-jugement. J’arrête de me juger parce que je me comprends, je sais pourquoi j’en suis arrivée là et c’est mon choix de faire les changements nécessaires pour ne plus en arriver là la prochaine fois que la même situation se présente. Et le non jugement de l’autre, qui lui aussi a ses propres schémas de fonctionnement et qui a fait du mieux qu’il pouvait compte tenu de ce qu’il avait en magasin, et dire, moi j’ai le choix de continuer cette relation avec cette personne ou pas, mais je me redonne du choix.


Pour moi la plus value du développement personnel, c’est de sortir de la dichotomie entre le « c’est bien », « c’est mal » donc du jugement et quelques fois de la condamnation et de pouvoir faire des choix en conscience. Savoir dire, voilà ce qui m’appartient, voilà ce qui appartient à l’autre, voilà comment se sont engrenés nos propres schémas, car c’est systémique, et maintenant quels sont les choix que je décide de faire, en prenant soin de moi, parce que je me respecte et je m’aime, et en prenant soin de l’autre. »


Ce n’est pas parce que je dis « non » à l’autre, que je vais poser une limite, que je ne l’aime plus, que je le juge. Je peux poser un « Non » avec intégrité et avec une grande bienveillance pour soi et pour l’autre également.



Et dans la sphère professionnelle, ça dit quoi ?


Que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle, s’aimer soi-même est essentiel, pour être plus tranquille, en paix et ne pas être en attente de reconnaissance des autres et d’être blessé quand les autres ne nous donnent pas la reconnaissance que l’on attend. Cela permet d’avoir des relations professionnelles plus saines, plus sobres et de mieux pouvoir exercer son métier. Mieux être dans sa peau, mieux se connaître, permet de mieux comprendre les autres et permet de savoir comment interagir avec eux. Plus je vais apprendre à interagir avec les autres, plus je vais avoir des relations saines avec mes collaborateurs, plus je prendrai du plaisir dans mon métier.


Les conseils de Brigitte Kramer et Jordi Turc en matière d’accompagnement

Le conseil de Jordi Turc est le suivant : « Que vous souhaitiez vous faire accompagner en coaching ou que vous vouliez suivre une formation en développement personnel, choisissez la technique qui vous correspond et les personnes qui vous correspondent le mieux. »


Le conseil de Brigitte Kramer est de trouver une personne congruente. La personne qui va vous former ou vous accompagner doit être bienveillante. Une personne qui a elle même fait un travail de développement personnel et qui sait ce que c’est de travailler sur soi-même avant même de coacher les autres ou de les former.


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